La 91e édition du Mondial de l’Auto se tient à Paris Expo Porte de Versailles du 12 au 18 octobre 2026. Les quadricycles légers y occupent désormais une place que personne ne leur accordait il y a quelques années. Tour d’horizon de ce que le segment électrique sans permis donne à voir cette semaine.

Un rendez-vous parisien à son plus haut niveau depuis des années

Le salon retrouve une ampleur qu’il avait perdue, avec une affluence de marques en nette progression d’une édition à l’autre.

Les repères pratiques de cette édition :

  • Plus de 100 exposants dont plus de 60 constructeurs, contre 48 marques deux ans plus tôt et 20 en 2022
  • Cinq halls, 70 000 mètres carrés d’exposition en intérieur auxquels s’ajoutent 15 000 mètres carrés en extérieur
  • Une journée réservée à la presse le lundi 12, puis une ouverture au public du mardi 13 au dimanche 18 octobre
  • Un accès à Paris Expo Porte de Versailles par la ligne 12 du métro et les tramways T2 et T3B
  • Des tarifs d’entrée compris entre 13 et 20 euros pour une journée, gratuit pour les plus jeunes enfants
  • Plus de 5 000 créneaux d’essai ouverts à la réservation sur l’ensemble du salon

L’édition confirme aussi une tendance de fond du marché français : les demandes d’immatriculation de véhicules électriques progressaient de près de 42 % au 1er octobre 2026 selon le Comité des constructeurs français d’automobiles.

Voiture sans permis électrique exposée sur un stand du Mondial de l’Auto à Paris

Le quadricycle léger n’est plus une curiosité de salon

Il y a dix ans, la voiturette occupait un coin de hall et une place marginale dans les communications officielles. La situation s’est inversée, et pour une raison simple : le segment est devenu une réponse de mobilité à part entière, adoptée par des publics qui n’y auraient jamais pensé auparavant.

Les jeunes dès 14 ans, les conducteurs sans permis B, les habitants de zones mal desservies par les transports, les citadins cherchant un véhicule qui se gare partout : la clientèle s’est élargie bien au-delà de l’image traditionnelle. Les constructeurs ont suivi, en électrifiant massivement leurs gammes et en travaillant le style autant que la technique.

C’est désormais un segment où l’on retrouve aussi bien les spécialistes historiques français que les grands groupes généralistes. Cette édition parisienne en offre une bonne illustration, avec un groupe Stellantis qui déploie plus de 5 300 mètres carrés pour l’ensemble de ses marques, dont les deux qui dominent le marché français de la voiture sans permis.

Fiat élargit la famille Topolino

C’est l’une des annonces marquantes de l’année sur le segment. Fiat multiplie les déclinaisons de sa voiture sans permis électrique, avec deux nouvelles versions qui élargissent nettement le spectre de la gamme.

Ce qu’il faut en retenir :

Une version Sport, qui joue une carte plus dynamique et affirmée que le modèle d’origine

Une version signée Vilebrequin, dans une veine balnéaire assumée, très cohérente avec l’esprit du véhicule

Une stratégie claire d’élargissement de clientèle, le constructeur cherchant à toucher au-delà du public initial

Une position déjà solidement installée sur le segment européen des quadricycles légers électriques

Un positionnement qui mise sur le style autant que sur l’usage, là où la catégorie se résumait longtemps à des considérations purement pratiques

Cette multiplication des versions dit quelque chose du marché : un véhicule qu’on choisissait par nécessité se choisit désormais aussi par goût.

Citroën Ami, le modèle qui a ouvert la voie

L’autre grande présence du segment côté Stellantis reste la Citroën Ami, qui a transformé la perception de la voiturette en France depuis son lancement.

Son succès a créé un véritable écosystème autour d’elle. Des garages se sont spécialisés dans son entretien, sa réparation et sa personnalisation, ce qui constitue un indicateur assez parlant : un véhicule ne génère ce type d’activité que lorsqu’il atteint une diffusion réelle et une base d’utilisateurs fidèle.

L’Ami a surtout prouvé qu’un véhicule sans permis pouvait être désirable. Sa silhouette cubique, sa symétrie assumée entre l’avant et l’arrière, son habitacle réduit à l’essentiel : chacun de ces choix a été critiqué puis copié. C’est ce modèle qui a ouvert la porte aux déclinaisons stylées que l’on voit aujourd’hui sur l’ensemble du segment.

Prolonger la visite par un essai en conditions réelles

Un salon permet de voir, de s’asseoir à bord et de se faire une première impression. Pour aller plus loin, rien ne remplace quelques jours de conduite sur ses propres trajets.

C’est exactement ce que permet la location. Une semaine au volant d’un quadricycle léger électrique donne la mesure de ce qu’il apporte au quotidien : la facilité de stationnement, le silence de la motorisation, la recharge sur simple prise domestique en fin de journée, le plaisir de traverser un centre-ville sans chercher une place pendant dix minutes.

L’assurance et le kilométrage illimité sont compris dans la formule, ce qui laisse toute latitude sur les trajets et les détours. La durée démarre à une semaine et s’adapte aux besoins plus longs, de quelques semaines à plusieurs mois.

Côté conditions, la réglementation est simple et accessible. Le permis AM suffit pour les personnes nées après 1987, et il s’obtient en huit heures de formation. Celles nées avant cette date conduisent avec une simple pièce d’identité. Pour un conducteur de 14 à 18 ans, le contrat est établi au nom des parents.

Questions fréquentes

Où et quand se tient le Mondial de l’Auto 2026 ?

À Paris Expo Porte de Versailles, du 12 au 18 octobre 2026. L’ouverture au public court du mardi 13 au dimanche 18, le lundi étant réservé à la presse.

Peut-on essayer des voitures sans permis sur le salon ?

Plus de 5 000 créneaux d’essai sont ouverts à la réservation sur l’ensemble du salon. Pour un essai prolongé sur ses propres trajets, la location reste la formule la plus parlante.

Quels modèles électriques sans permis dominent le marché français ?

La Citroën Ami et la Fiat Topolino occupent les premières places. Toutes deux sont des quadricycles légers deux places, bridés à 45 km/h et accessibles dès 14 ans.

Faut-il un permis pour conduire ces véhicules ?

Le permis AM, obtenu en huit heures de formation. Les personnes nées avant le 1er janvier 1988 en sont dispensées.

À retenir

La 91e édition du Mondial de l’Auto réunit plus de 60 constructeurs à Paris Expo Porte de Versailles jusqu’au 18 octobre, dans un contexte où l’électrique progresse de plus de 40 % sur le marché français. Le quadricycle léger y tient désormais une place pleine et entière, porté par la Citroën Ami et par une Fiat Topolino qui multiplie les versions. Une fois le salon visité, une semaine de location reste le meilleur moyen de savoir ce que ces véhicules changent réellement au quotidien.

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